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LeLynx.fr rencontre PayByPhone, l’appli qui facilite vos stationnements !


Cet été, le journal Challenges publiait un classement des 50 applications les plus indispensables. PayByPhone, application de stationnement en ligne, en fait partie. Nous avons rencontré Philippe Lerouge, son CEO.

Bonjour Philippe Lerouge. PayByPhone, en quelques mots, qu’est-ce que c’est ?

PayByPhone est une application qui permet de payer son stationnement à distance, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez.

L’application permet aux automobilistes de régler leur stationnement en ligne, plus besoin donc d’avoir de la monnaie ni de se rendre à un horodateur, mais aussi de recevoir des alertes avant l’expiration du délai. Ainsi, ils peuvent prolonger leur stationnement à distance ou au contraire le stopper. Le stationnement à l’ère du numérique, en somme !

PayByPhone a « ringardisé l’utilisation des horodateurs ». Ceux-ci sont-ils appelés à disparaître du paysage ?

La tendance s’accélère, c’est sûr. A titre d’exemple, il y a encore un an, PayByPhone était présent dans une quarantaine de villes en région parisienne. Aujourd’hui, on est passé à 65 villes. En région parisienne, plus de la moitié des automobilistes règlent leur stationnement par mobile. C’est même plus dans certaines villes : 70 à 75% des automobilistes à Gif-sur-Yvette (91) par exemple. Inévitablement, de plus en plus de villes suppriment progressivement les horodateurs, c’est lié aux usages qui changent. On peut faire le parallèle avec les cabines téléphoniques, qui ont petit à petit disparu parce qu’elles ne correspondent plus aux usages.

Pour autant, il existe encore des automobilistes qui préfèrent utiliser un horodateur et des villes qui continuent à proposer cette solution. Quels sont les facteurs qui peuvent les freiner à passer au digital ?

Côté automobilistes, le frein principal est tout simplement le fait de ne pas encore connaître l’application. Une fois qu’ils sont informés sur l’existence du système et son fonctionnement, les automobilistes l’adoptent généralement. Nous avons des utilisateurs de tous âges, qui ne correspondent pas à un profil type. 20% de nos utilisateurs ont d’ailleurs plus de 60 ans, le digital n’est donc pas un problème.

Côté villes, elles sont de moins en moins nombreuses à être frileuses sur le sujet du paiement par smartphone. Aujourd’hui, presque toutes les grandes villes proposent ce type de solution, que ce soit via PayByPhone ou via un autre système. 

Depuis janvier 2018, les villes fixent elles-mêmes le montant des contraventions liées au stationnement. Globalement, les tarifs ont augmenté. Cela a-t-il eu un effet dissuasif sur les automobilistes ?

Effectivement, après la réforme de janvier 2018, on a constaté un taux de paiement plus important. L’accroissement a été assez rapide dans les 6 mois suivants la réforme. C’est logique : non seulement la hausse des tarifs des amendes a davantage incité les conducteurs à régler leur stationnement, mais les contrôles ont également été renforcés.

En revanche, on sait aussi qu’avant la réforme, beaucoup d’automobilistes ne payaient pas leur stationnement non par envie délibérée de frauder, mais parce que le système n’était pas pratique : pas toujours facile de trouver un horodateur, d’avoir de la monnaie sur soi… Après la réforme, les paiements ont également augmenté parce que les automobilistes ont découvert des solutions faciles, comme PayByPhone.

Dans la plupart des villes, le stationnement des deux-roues est gratuit. Mais le sujet fait débat depuis plusieurs mois. Faut-il s’attendre à ce qu’il devienne payant dans un futur proche ?

A vrai dire, le stationnement payant pour les deux-roues est un sujet ancien, qui fait débat depuis longtemps déjà. Des villes y réfléchissent en effet, et certaines, considérées comme des villes-test, ont déjà fait ce choix. C’est le cas à Charenton et Vincennes, où les retours semblent positifs. Les utilisateurs paient leur stationnement, des places dédiées ont été créées et le stationnement sauvage a diminué. Le sujet pourrait donc venir, car les deux-roues sont des véhicules comme les autres, mais aucune décision allant dans ce sens n’a été communiquée à ce jour.

La question du stationnement est une problématique très locale. Pourrait-elle occuper une place importante dans le cadre des élections municipales ?

Effectivement, le stationnement a toujours été un sujet important pour les villes dans le cadre de leur gestion. Le stationnement soulève beaucoup de questions : le nombre de places disponibles, leur prix… La question aura donc sa place dans les programmes des candidats aux municipales. Certaines villes pourraient par exemple proposer d’aller vers la dématérialisation du paiement du stationnement.

Dans quelles villes pourriez-vous proposer vos services en 2020 ?

Aujourd’hui, PayByPhone est disponible dans 160 villes, dont 70 en région parisienne. En 2019, nous nous sommes implantés dans une quarantaine de villes. En 2020, l’ambition est d’en faire autant, pour développer notre maillage et garantir la plus grande couverture possible. Nous serons par exemple présents à Bordeaux en janvier 2020 et d’autres villes, sans limite de taille, devraient suivre. Notre objectif est de couvrir toutes les villes où le stationnement est réglementé.

PayByPhone propose aussi des services qui concernent les mobilités propres. Est-ce un secteur sur lequel vous pensez-vous développer ?

En effet, PayByPhone permet également de régler des déplacements en transports en commun et à vélo dans certaines villes, ou encore de régler la recharge de voitures électriques. Ainsi, nous réfléchissons à d’autres moyens pour accompagner les automobilistes sur le segment de la mobilité.

Par ailleurs, PayByPhone a lancé récemment le programme « Place au vert  » pour réduire l’empreinte carbone des automobilistes. Le principe est simple : pour un horodateur enlevé par une municipalité, PayByphone s’engage à planter des arbres. Le constat est le suivant : pour récupérer l’argent inséré dans les horodateurs, il faut déployer des véhicules, qui rejettent du CO2. En supprimant les horodateurs, on peut à la fois réduire la consommation de carburant et la pollution et s’engager en contrepartie pour la reforestation.

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