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Délit de fuite : comment réagir ?


Délit de fuite : trois mots qui décrivent un cas de figure auquel personne n’a envie d’être confronté. Comment réagir si vous vous retrouvez face à un automobiliste qui fuit ses responsabilités après un accident ? Les bons réflexes à adopter pour gérer au mieux la situation.

De quoi parle-t-on ?

On parle de délit de fuite lorsqu’une personne quitte les lieux d’un accident dont elle est responsable en toute connaissance de cause, sans avoir décliné son identité ou laissé ses coordonnées. Une attitude bien sûr condamnable, mais aussi compliquée pour la victime, qui n’est pas en mesure d’identifier le conducteur à qui elle a affaire.

Petit accrochage, rétroviseur abîmé sur un parking, piéton blessé, collision grave… : la notion de délit de fuite s’applique pour tout type d’accident, quel que soit le degré de gravité.

Le délit de fuite est puni sévèrement par la loi. Parmi les sanctions encourues : retraits de points, suspension de permis, jusqu’à 75 000€ d’amende, jusqu’à 3 ans de prison… Côté assurance auto, la peine peut aussi être lourde et aller d’une forte majoration de la prime à la résiliation du contrat.

Les bons réflexes en cas de délit de fuite

Vous êtes victime d’un délit de fuite. Le bon réflexe dans l’immédiat : recueillir un maximum d’informations pour augmenter vos chances de retrouver le fautif ! Dans la mesure du possible, pensez à :

  • Relever la plaque d’immatriculation du conducteur et noter toutes les informations possibles sur le véhicule (la marque, le modèle, la couleur…) ;
  • Prévenir la police ;
  • Prendre des photos des lieux, pour aider les assurances à mieux comprendre la situation ;
  • Chercher d’éventuels témoins. Si vous en trouvez, prenez bien leurs coordonnées car leur témoignage pourra vraiment vous être utile.

Et ensuite…

Dans un second temps, il est impératif de remplir un constat amiable et de le signer. Même sans la version et la signature de la partie adverse, vous devez effectuer cette démarche, ne serait-ce que pour donner votre version des faits et permettre aux assureurs d’évaluer la situation. Dans la foulée, rendez-vous au commissariat si vous le souhaitez pour porter plainte contre X.

Vous devez ensuite contacter votre assurance auto dans un délai de 5 jours après l’accident et lui faire parvenir le constat amiable, ainsi que tous les autres documents que vous jugez nécessaires (photos, dépôt de plainte…).

constat amiable

Côté assurance, ça donne quoi ?

Pas de panique : si vous êtes victime d’un délit de fuite, vous devriez tout de même recevoir une indemnisation. La procédure dépend de votre situation :

  • Si vous avez une garantie individuelle accident (par exemple dans le cadre d’une formule tous risques), c’est votre assureur qui vous remboursera ;
  • Si vous êtes assuré au tiers, vous devez vous tourner vers le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO) et faire une demande d’indemnisation dans les 3 ans qui suivent l’accident. Cet organisme peut vous aider financièrement, sous certaines limites et conditions.

 

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