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Au cinéma, l’assurance fait aussi partie du casting


Cérémonie des Oscars, cérémonie des Césars… Le cinéma est à la fête ces jours-ci ! Mais saviez-vous que dans cet univers de strass et de paillettes, l’assurance a aussi un rôle à jouer ? Parce que tourner un film n’est pas sans risque, les producteurs souscrivent bien souvent une assurance cinéma. On vous explique le concept.

Si certains films vous donnent des sueurs froides, rassurez-vous : vous n’êtes pas le seul. De l’autre côté de la caméra, les acteurs, réalisateurs et cameramen en ont aussi. Le tournage d’un film est rarement de tout repos et peut parfois virer à la catastrophe. La solution pour gérer les imprévus ? L’assurance cinéma !

Assurer un film, c’est possible !

Un James Bond qui se blesse sur une cascade, une caméra qui rend l’âme, et c’est le drame. A 75 000€ la journée de tournage en moyenne, on comprend facilement pourquoi les réalisateurs souhaitent éviter tout ce qui retarderait la production. L’assurance cinéma permet justement de couvrir tous les éléments indispensables, sans lesquels le bon déroulement du film est compromis :

  • Le personnel : les acteurs bien sûr, mais aussi le réalisateur, le producteur, les cameramen et les équipes techniques et artistiques présentes ;
  • Les décors, les costumes, les accessoires… ;
  • Le matériel : les caméras, les micros, les pellicules, qui doivent être protégés du vol, de la détérioration, de la panne ou de l’indisponibilité ;

Mais ce n’est pas tout ! L’assurance cinéma va plus loin, puisqu’elle protège aussi les producteurs contre des événements imprévisibles, comme l’absence d’un acteur (accident impromptu, maladie, hospitalisation, décès…) ou les caprices de la météo !

Dans Mission : Impossible, Tom Cruise réalise lui-même les scènes de cascades. Ici dans le volet 5 (Rogue Nation).

Comment ça se passe ?

Ils ont beau ne pas avoir le 1er rôle, les assureurs participent à leur manière à la naissance des films. A l’ombre des projecteurs, ce sont eux qui décortiquent les scénarios pour détecter les risques potentiels de chaque scène. L’usage d’une voiture, le tournage dans une zone dangereuse, la présence d’un animal sauvage sur le plateau… autant de détails qui peuvent sembler anodins mais qui demandent d’être bien pris en compte et anticipés. L’assureur est là pour évaluer le risque et le chiffrer avant même le début du tournage.

En moyenne, l’assurance cinéma représente 1 à 2% du budget total d’un film.

Visite médicale obligatoire

Même les acteurs passent une visite médicale ! Impossible d’y échapper : pour détecter un éventuel problème de santé ou des contre-indications, les acteurs doivent se soumettre à des examens. Pour l’anecdote, en France, il n’existe qu’un médecin homologué par les assureurs pour diagnostiquer les stars ! Cela permet d’assurer un meilleur suivi de ces patients pas comme les autres.

Le palmarès des tournages catastrophe

S’il fallait remettre des Oscars aux tournages qui ont coûté particulièrement cher aux assureurs, la palme reviendrait certainement aux films suivants :

Cléopâtre, de Joseph Mankiewicz (1963) : l’histoire a beau se dérouler en Egypte, le film est tourné en Angleterre. Résultat, l’actrice principale, Elisabeth Taylor, qui porte des robes légères, tombe malade et doit être opérée d’une pneumonie. Ajoutez à cela des plages italiennes louées spécialement pour le film qui se retrouvent inexploitables parce qu’on y découvre des bombes de la Seconde Guerre mondiale, et vous obtenez un tournage cauchemardesque.

Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola (1979) : à croire que le sort s’est acharné sur ce film, dont le tournage a eu lieu aux Philippines. Au compteur : un typhon qui ravage le décor, une attaque de tigres, une maladie tropicale qui affecte l’équipe et une crise cardiaque pour l’acteur principal.

The Revenant, d’Alejandro Gonzàlez Iñàrritu (2016) : pour raconter l’histoire d’un trappeur de légende, le réalisateur décide de tourner au Canada. Seul problème : par -40°C, le matériel gèle, et les équipes aussi. Après la démission de la moitié du personnel, le tournage déménage en Argentine et prend beaucoup plus de temps que prévu… pour un budget total de 135 millions de dollars.

Comme quoi même au cinéma, l’assurance est loin d’être un détail !

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