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Assurer ses objets du quotidien, est-ce bien utile ?


Notre quotidien est désormais occupé par toutes sortes d’objets de valeur, souvent transportés sur soi. Des habitudes qui évoluent et qui font apparaître des risques nouveaux. Que la valeur soit pécuniaire ou sentimentale, le besoin de se sentir couvert en toutes circonstances est bien réel. Mais souscrire une assurance est-il vraiment bien nécessaire ?

L’avènement du smartphone a ancré ce type d’appareil dans la vie des Français. En 2017, 73% d’entre eux possédaient un smartphone alors qu’en 2011 moins d’un quart de la population était doté d’un de ces téléphones tactiles, d’après le baromètre du numérique 2017 du CREDOC. Qui plus est, 68% en ont une utilisation quotidienne.

D’où l’intérêt de protéger ce précieux compagnon numérique à l’aide d’une assurance. Il en va de même pour les désormais nombreux objets connectés qui ponctuent le quotidien de plus en plus de monde. Une problématique qui ne touche cependant pas que les accessoires digitaux mais concerne l’ensemble des objets de valeur utilisés et transportés au quotidien, de la paire de lunettes haut-de-gamme aux véhicules électriques urbains.

Ces assurances qui me couvrent à mon insu

Si le premier réflexe va naturellement être de chercher une assurance spécifique au bien que l’on souhaite protéger, il est judicieux de garder en tête qu’un bon nombre d’assurances obligatoires et/ou courantes couvrent déjà un grand nombre de situations et d’objets du quotidien.

C’est le cas de l’assurance habitation, qui couvre naturellement l’ensemble des biens mobiliers qui se trouvent dans son logement. La plupart des appareils vidéo, audio, photo et micro-informatiques sont ainsi couverts contre le vol et les incendies, tout comme (sous condition) les bijoux et autres objets de valeur. Bien entendu, ces objets du quotidien ne sont indemnisés que s’ils sont volés ou endommagés au domicile couvert par le contrat.

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Des extensions de garanties sont parfois possibles pour couvrir « en tout lieu » certains biens de valeur comme les fauteuils roulants (électriques ou non) ou encore les nouveaux véhicules électriques individuels (NVEI).

En dehors du domicile, les objets du quotidien (bagages, sacs à main, appareils électroniques portables…) peuvent être indemnisés par l’assurance auto lorsqu’ils ont été volés – par effraction – ou endommagés alors qu’ils se trouvaient à l’intérieur de la voiture. Jamais incluse d’office dans les contrats d’assurance au tiers ou intermédiaire, cette « garantie effets personnels » doit être souscrite en plus par l’assuré.

Autre couverture que la plupart des Français possèdent sans s’en rendre compte : l’assurance de la carte bancaire. L’étendue (durée, zone géographique…) et les conditions de la prise en charge (achat du bien avec la carte, étendue possible à la famille…) des objets du quotidien en cas de vol ou de casse vont cependant varier considérablement d’une carte bancaire et d’une banque à une autre, d’où l’importance de prendre le temps de vérifier le champ d’intervention de cette couverture.

Attention aux doublons !

Avant de souscrire une assurance spécifiques pour un téléphone ou un accessoire connecté, il est indispensable de bien comparer les différents contrats d’assurance que l’on possède déjà pour éviter de souscrire une assurance en doublon, et donc de dépenser de l’argent inutilement. Assurer deux fois un même objet ne permet pas d’être indemnisé deux fois par deux assurances différentes.

Et la valeur sentimentale, dans tout ça ?

Pour certains objets du quotidien, il ne s’agit pas tant d’assurer un objet qui coûte cher, mais un objet qui a une grande valeur sentimentale. Un critère qui n’est pas pris en compte dans les grilles d’indemnisation des compagnies d’assurance. Pour pallier à ce problème, l’assureur Allianz a lancé en 2010 une garantie « mes objets de cœur », permettant l’indemnisation de 3 objets à forte valeur sentimentale en cas de vol ou d’incendie à domicile, à hauteur de 150€. Une option qui peut s’avérer intéressante à condition de prendre en compte le coût supplémentaire d’une telle garantie sur la prime d’assurance habitation.

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Les assurances affinitaires sont-elles superflues ?

Conçues comme des contrats d’assurance personnalisés couvrant des assurés avec des affinités communes (motards, golfeurs, expatriés…), les assurances affinitaires se sont démocratisées jusqu’à couvrir désormais la plupart des produits de consommation courante. Il est désormais courant pour un revendeur de proposer une garantie lors de l’achat d’un téléphone ou d’un ordinateur, qui vient s’ajouter à la garantie du constructeur (qui couvre notamment la garantie légale de conformité et les vices cachés pendant 2 ans).

En France, 81% des consommateurs ont ainsi déjà souscrit une assurance affinitaire (d’après un sondage CSA/FG2A publié en 2013). Un chiffre sous-évalué d’après UFC-Que Choisir, « tant nombre de consommateurs ignorent réellement le nombre d’assurances accessoires qu’ils détiennent » avance une étude de l’association de consommateurs sur ces petites assurances.

L’utilité de ces assurances affinitaires, notamment celles des smartphones, est d’ailleurs très largement remise en question : l’ampleur des exclusions de garantie est telle (pertes ou panne rarement couvertes, vols uniquement avec violence ou effraction…) que la couverture proposée n’est, en pratique, pas si étendue que ça. Souscrire une assurance affinitaire au moment de l’achat n’est donc pas toujours une idée très rentable.

Astuce Malynx !

Comme pour les contrats d’assurance auto ou habitation classiques, la loi Hamon prévoit un délai de rétractation de 14 jours pour annuler la souscription d’une assurance affinitaire, sans avoir besoin de se justifier.

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Vers une assurance à (très) courte durée ?

Amorcée depuis quelques année en France avec les offres d’assurance auto Pay How You Drive (à traduire « payez en fonction de votre conduite ») ou plus récemment le Pay When You Drive (« payez lorsque vous conduisez ») de l’assureur Wilov, la transition des contrats d’assurance vers des formules temporaires continue de faire son chemin.

Aux Etats-Unis, un compagnie comme Slice propose des formes d’assurance affinitaire pour une couverture temporaire d’assurance habitation pour une location ou encore d’assurance auto très courte durée pour les conducteurs Uber, à activer uniquement lorsqu’ils sont « en service ». De son côté l’assureur Sure met à disposition des offres « épisodiques » et donc à la demande pour couvrir un voyage ou même une cérémonie de mariage.

Il n’est alors pas difficile d’imaginer que ces formes d’assurance à la carte puissent bientôt s’appliquer aux objets du quotidien. Sera-t-il bientôt possible d’assurer son sac à main de marque le temps d’une soirée ? Une montre haut-de-gamme pour un rendez-vous professionnel ? Des lunettes de soleil dernier cri lors d’une virée à la plage ?

C’est en tout cas ce qu’essaye de proposer l’assureur américain Trov avec des couvertures entièrement à la carte, activables et désactivable à loisir, pour les téléphones, les casques audio ou encore les instruments de musique. Pour le moment limité à quelques pays (Etats-Unis, Canada, Australie, Japon, Allemagne et Royaume-Uni), ce type d’assurance pourrait, un jour, débarquer en France.

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