Pilule contraceptive : différences entre les quatre générations

Générations de pilules contraceptives

Des pilules de 1ère, 2e, 3e et 4e générations sont aujourd’hui commercialisées en France. Ce terme de « génération » fait référence aux évolutions successives de leur composition, mais aussi aux risques et effets secondaires associés. Certains contraceptifs oraux sont de ce fait plus recommandés que d’autres.

1ère génération et 2e génération

Apparues dans les années 1960, les pilules de 1ère génération contiennent de l’œstrogène, une hormone sexuelle produite par la femme. S’il y a 50 ans, ce contraceptif offrait le choix aux femmes de ne pas tomber enceinte, sa composition fortement dosée était décriée pour ses effets secondaires : prise de poids, migraines, nausées, gonflement des seins, troubles vasculaires… Actuellement, seule la pilule Triella® est encore en vente.

Les pilules de 2e génération sont venues remplacées celles de la 1ère génération dès les années 1970. Leur composition réduite en œstrogènes permet de combattre les effets secondaires. Néanmoins, les progestatifs (lévonorgestrel et norgestrel) qu’elles contiennent sont toujours susceptibles de provoquer un léger risque de thrombose veineuse (formation de caillots sanguins), notamment en cas d’antécédents familiaux. Parmi les pilules les plus prescrites actuellement, on retrouve Leelo Gé®, Microval®, Minidril®, Adepal®, Trinordiol®…

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Les professionnels de santé sont invités à prescrire en priorité des pilules de 2e génération. Leur composition équilibrée réduit les accidents vasculaires : c’est pourquoi ces pilules sont remboursées à 65 % par l’Assurance maladie.

3e génération et 4e génération

En 1990, une 3e génération de pilules fait son apparition. Les trois nouveaux progestatifs utilisés – le désogestrel, le gestodène et le norgestimate – sont censés atténuer l’acné et la prise de poids, deux effets fréquemment reprochés aux autres pilules.

Les dangers des pilules contraceptivesMais de récentes études de la Haute Autorité de Santé (HAS) révèlent que le risque de thrombose veineuse est 1,5 à 2 fois plus élevé lors de la prise de pilules de 3e génération. Un danger pour la santé publique qui pousse le gouvernement à mettre fin à leur remboursement à partir de septembre 2013. Parmi elles : Cérazette®, Desobel®, Melodia®, Menova®, Diane 35®, Cilest®, Triafemi®…

Il en va de même pour les pilules de 4e génération, derniers contraceptifs oraux à avoir fait leur apparition. Les risques sont globalement les mêmes que pour les pilules de 3e génération, bien que le progestatif actif soit différent (drospirénone). Il s’agit, entre autres, de  Jasmine®, Yaz®, Jasminelle®, Rimendia® ou encore Convuline®.

Aussi, il est recommandé aux femmes utilisant une pilule de 3e ou 4e génération de vérifier que cette prescription est justifiée. Cette famille de contraceptifs ne doit plus être prescrite en première intention, mais seulement intervenir en cas d’intolérance. Quel que soit le cas de figure, le médecin doit interroger sa patiente sur ses éventuels antécédents de phlébites, d’embolie pulmonaire ou d’accident vasculaire, ainsi que sur ceux de sa famille.

Et si on discutait ?

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