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Qui a peur de la pilule contraceptive ?

Selon LeFigaro.fr, une étude confidentielle que la rédaction s’est procurée fait état de 47 accidents graves, dont 2 décès liés à la prise de la pilule contraceptive. Sur les 47 accidents, seuls 3 auraient été déclarés aux autorités sanitaires.

Alors que les pilules contraceptives de 3e génération suscitent actuellement de vifs débats en ce qu’elles seraient susceptibles d’accroitre les risques de complications thrombo-veineuses, l’étude du Figaro.fr fait la lumière sur des risques déjà présents pour les pilules des générations précédentes.

Pilules toutes générations: 47 accidents graves sur 800000 personnes

LeFigaro.fr indique qu’entre 1998 et 2012, 47 cas d’effets indésirables ont été recensés chez des femmes qui prenaient la pilule. Bien qu’observés sur un échantillon de 800000 personnes, ces 47 cas doivent alerter nous dit le quotidien en ligne puisque « Si l’on extrapole ces données à l’ensemble de la population française, cela représente environ 3 900 cas d’effets indésirables graves dont 165 décès jeunes femmes de 15 à 25 ans. Au moins la moitié de ces cas seraient directement attribuable à la pilule.»

L’étude, transmise à l’ANSM, s’est fondéesur le fait que les cas d’effets indésirables liés à la prise de la pilule, tels que l’embolie pulmonaire, la thrombose veineuse profonde ou encore l’accident vasculaire cérébral seraient largement sous-déclarés par les professionnels de santé.

Et ce silence serait attribué d’une part au caractère «banal» de la survenance d’effets indésirables liés à la prise de ce contraceptif, «L’embolie pulmonaire chez une jeune fille de 17 ans qui fume et qui prend la pilule depuis 6 mois, c’est hyper classique. Du coup, ils ne le déclarent pas», ironise un expert cité par LeFigaro.fr.

D’autre part, les professionnels de santé qui pointeraient d’un doigt accusateur tel ou tel médicament qui se vend à grande échelle (et le cas de la pilule est particulièrement illustratif), parce qu’ils doivent faire cavalier seul n’ayant pas dans de tels cas de figure de soutien politique, craindraient de se voir poursuivre pour diffamation par le laboratoire incriminé.

Sur ce plan, LeFigaro.fr rappelle que l’exemple du Dr Chiche mis en examen dans le cadre d’une plainte pour diffamation menée par le laboratoire Servier pour sa déclaration en 1999 d’effets indésirables graves consécutifs à la prise du Mediator, crée un précédent que beaucoup de médecins redoutent.

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