Téléphones mobiles : aucune augmentation du risque de gliome ou de méningiome
Date de publication : 17/05/2010
Il n'y aurait pas d'association entre l'utilisation du téléphone portable et le développement
de tumeurs du cerveau, selon une étude menée par Interphone Study Groupe, publiée dans le
journal International Journal of Epidemiology ce lundi 17 mai. L'étude révèle
néanmoins un risque plus élevé de gliome aux plus hauts niveaux d'exposition mais "les effets
possibles à long terme d'un usage intensif du téléphone mobile nécessitent une enquête
approfondie".
Le téléphone portable ne serait pas responsable de tumeurs du cerveau
Les chercheurs ont étudié quelque 2.708 cas de gliome et 2.409 cas de méningiome, deux types
de tumeurs au cerveau, sur des patients ayant utilisé leur téléphone portable pendant plus de
10 ans à raison de 2h à 2h30 par mois, soit l'équivalent de 1.500 à 2.000 appels mensuels. A
noter, les 10% des utilisateurs les plus intensifs utilisé leur téléphone durant 30 minutes
par jour en moyenne.
Un risque de gliome ou ménigiome accru
Résultat, les chercheurs n'ont pas établi de lien significatif entre l'utilisation du
téléphone mobile et le développement de ces deux types de tumeurs. Les scientifiques ont
néanmoins observé un risque de gliome supérieur de 40% et un risque de méningiome supérieur
de 15 % chez les plus grands utilisateurs.
Selon les chercheurs, il convient de mener d'autres études approfondies pour déterminer si
l'utilisation intensive du téléphone portable peut provoquer des effets sur la santé des
usagers.
Cette étude vise à établir s'il existe un lien entre l'utilisation du téléphone portable et
le développement de tumeurs au cerveau. Elle a été menée dans 13 pays, à savoir l'Australie,
le Canada, le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Israël,
l'Italie, le Japon, la Nouvelle Zélande, la Norvège et la Suède.
Source: Relaxnews/LeLynx.fr